LE MARAIS POITEVIN

 

 

 

 

 

Ancien golfe marin, le Marais poitevin est l'un des plus beaux paysages façonné par l'homme il y a 1000 ans. 


Le Marais poitevin s'étend sur 112 000 hectares de canaux et de nature entrelacés. Il se décompose en 3 zones : la zone littorale, le marais desséché consacré à l'agriculture et le marais mouillé également connu sous le nom de « Venise Verte » où se trouve votre chambre d'hôte à la Gauvinière. Il s’étend sur trois départements : Vendée, Deux-Sèvres, Charente-Maritime.

De nombreux embarcadères vous attendent pour partir à la découverte des sentiers d'eau de la Venise Verte. A l'ombre des frênes têtards, les plates (embarcations traditionnelles à fond plat) menées par des bateliers vous amèneront, si vous le souhaitez, jusqu'aux portes majestueuses de l'abbaye du Marais à Maillezais.

HISTOIRE

Le Marais poitevin doit son origine à un vaste plateau calcaire érodé lors de la dernière grande glaciation. L’importante baisse du niveau marin qui survient entre 80 000 et 10 000 ans avant notre ère entraîne une augmentation de la puissance des cours d’eau.

Les formations les plus tendres s’érodent plus vite, formant progressivement une vaste cuvette. Au milieu de celle-ci subsistent des  "buttes", correspondant à des terrains calcaires plus résistants : Les ISLES du MARAIS POITEVIN.


Il y a environ 10 000 ans, le niveau des mers amorce une lente remontée qui conduit au comblement progressif du golfe, dit  "Golfe des Pictons".

Jusqu’au Moyen-âge, le Golfe des pictons s’envase. Vers l’an Mille, Guillaume V le Grand fonde l’actuelle abbaye de Maillezais et en 1068, l’abbaye Saint Vincent de Nieul-sur l’Autise reçoit très vite le soutien des puissants comtes du Poitou. 

Les abbayes sont riches et puissantes. Elles vont financer les grands travaux d'assèchement. Le projet est tel qu’elles vont s’associer et conjuguer leurs efforts. Comme la terre de marais ne leur appartient pas, elles vont demander l’autorisation aux seigneurs locaux. Pierre de Velluire va même donner ses terres en concession, en échange de redevances en nature ou en argent.

Ces travaux vont durer de la fin du Xe jusqu’au XIlle siècle. Vont participer "les sauvages" du marais qu’on va convertir et qui fournissent une main d’œuvre plus ou moins volontaire. On va commencer par construire une ceinture de digues à l’intérieur de laquelle on va creuser un réseau de FOSSES – CONCHES – RIGOLES. Ces conduits drainent les eaux de pluies et les renvoient à l’exterieur de la ceinture, c’est la naissance des premiers marais desséchés. Malheureusement la guerre de 100 ans puis les guerres de religions vont arrêter ces travaux. La nature reprend vite ses droits et la destruction des digues va rapidement annihiler les efforts entrepris.

Il faudra attendre le règne de HENRI IV pour qu’une nouvelle volonté se dessine pour assécher le Marais.

La paix revenue, ce Roi de France veut éradiquer les épidémies et mettre au jour des terres arables pour lutter contre la famine. Premier problème les finances du royaumes sont au plus bas . 
Ce sont des fonds Protestants qui vont permettre les travaux avec l’arrivée de Flamands et Hollandais, qui étaient maîtres dans les problème marécageux, les polders aux Pays-Bas en font foi. A leur tête, l’ingénieur BRADLEY à qui le Roi va décerner le titre de "Maître des digues et des canaux" du royaume.
Bradley va commencer par élever une digue face à la mer, haute de 2 à 3 mètres, afin de préserver les terres des marées, puis une autre digue contre les eaux de ruissellement de l’amont, afin d’empêcher l’inondation des terres. Ainsi l’amont va protéger l’aval et devenir le marais inondable ou Marais MOUILLE. L’aval protégé par ces 2 digues devient donc cultivable c’est le marais non inondable ou Marais DESSECHE. Le marais mouillé est sacrifié, il recueille les eaux de pluie. Souvent inondé, il n’est pas exploitable. Le marais desséché est fertile, céréales et élevage prospèrent.
A l’époque on ne dispose pas d’énergie. Un système unique va voir alors le jour sous l’impulsion de Bradley, puis de Siette, ingénieur du roi Louis XIII, LA PORTE A FLOTS. C'est une écluse se fermant toute seule à la montée de la marée et s’ouvrant à marée descendante, empêchant la remontée d’eau salée dans le premier cas et permettant l’écoulement des rivières et canaux dans le 2e cas. Certaines de ces portes à flot fonctionnent toujours. Depuis lors, le Marais Poitevin fonctionne dans sa physionomie actuelle, unique au monde.

1, chemin de la Gauvinière

85420 LIEZ France

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